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Lait de consommation souveraineté alimentaire, juste rémunération, transition et investissements : Un modèle français à consolider pour un produit essentiel et accessible !

La filière du lait conditionné fait partie des dernières filières agricoles du pays à couvrir la demande française. Aujourd’hui, 99 % du lait consommé en France est français. Une proportion qui traduit la réussite d’une filière pionnière dans de nombreux domaines, notamment l’identification de l’origine, grâce au logo « Lait collecté et conditionné en France ». Son lancement par Syndilait en 2015 a été suivi d’une chute drastique des importations : -85 % en 10 ans. Il a également accru la confiance des Français : ils étaient 64 % à s’accorder à dire que le lait d’origine française est une garantie de qualité en 2016 et cette proportion atteint désormais 75 %. Une cote de confiance record qui résulte également de la démarche de transparence des laiteries.

Dans le cadre de la Journée Mondiale du Lait du 1er juin, les professionnels français se mobilisent en effet chaque année pour inviter le grand public à découvrir les coulisses de ce produit unique en son genre. Pour cette 12e édition française, les portes ouvertes s’échelonneront du 4 au 27 juin dans six laiteries et des fermes partenaires. Cet événement représente l’occasion exceptionnelle de découvrir chacune des étapes de ce produit fondamental, naturel, simple, traité avec attention par des spécialistes passionnés, depuis la vache jusqu’à l’emballage. Au total, ce sont 24 000 emplois locaux, dont 6 000 directs, qui sont au service de ce pilier du quotidien. Le lait fait en effet partie des incontournables de la cuisine : bu tel quel ou intégré dans des recettes. La consommation apparente du pays s’élève à 2,6 milliards de litres en 2025, représentant 3 bouteilles ou briques chaque mois [1].

 

Pour continuer à jouer son rôle modèle dans l’autonomie alimentaire du pays, la vitalité des territoires et l’équilibre alimentaire de la population, la filière doit réussir à préserver la juste rémunération de chacun de ses maillons, tout en garantissant l’accessibilité de cet aliment fondamental. En 2025, le prix moyen de 1 litre de lait ½ écrémé – le plus vendu en magasins – était ainsi de 1,12 euro le litre et de seulement de 0,92 €/l pour les 1ers prix.

 

À ces niveaux de prix, la filière est dans l’impossibilité d’investir durablement et de rémunérer correctement chacun des maillons de la chaîne. Or sans aval, pas d’amont… et sans amont, pas d’aval ! Les professionnels rappellent en effet qu’ils se sont fixé l’an passé l’objectif de consacrer 1 milliard d’euros d’ici 2030 dans l’amélioration de leurs outils de production et leur adaptation à l’empilement des nouvelles réglementations. Cette année, la filière présente les bases de son Plan Ambition Lait de Consommation 2030 pour consolider son modèle à travers 10 mesures clés.

 

 [1] Calcul : production nationale - exportations + importations. Source : FranceAgrimer-S.S.P., enquêtes mensuelles laitières

 

Le lait conditionné : une exceptionnelle combinaison de qualités abordables

Le lait a la particularité d’offrir une combinaison unique de protéines animales et de calcium pour contribuer à l’équilibre nutritionnel à un tarif accessible, même aux budgets les plus serrés. Le Dr Laurence Plumey, médecin-nutritionniste souligne : « il a la combinaison idéale pour assurer la croissance et la solidité osseuse. Ce n’est donc pas sans raison qu’il est idéalement consommé par les enfants et recommandé par Santé Publique France. » Il figure ainsi parmi les aliments de base incontournables de la cuisine, à l’image de l’œuf. Il a même retrouvé sa place précovid en restauration (+29 % d’achats de 2020 à 2024). Il faut dire que près de 7 Français sur 10 (68 %) le jugent adapté à nos modes de vie actuels. Il a l’avantage d’être à la fois une boisson et un ingrédient savoureux que l’on retrouve à tous nos repas : petit-déjeuner, déjeuner, dîner. Il s’intègre en effet dans de nombreuses recettes, qu’elles soient sucrées ou salées, basiques ou créatives. Les achats de lait entier, très utilisé dans les plats faits maison, sont ainsi en hausse de +3 % en volume sur 1 an. Les laits délactosés enregistrent aussi une hausse de +4,9 % cette année et les vitaminés sont à +3,2 %.

 

Modernisation et transition : 1 milliard d’investissements sur 5 ans

Face aux enjeux de transition écologique et de compétitivité, la filière accélère la modernisation de ses équipements et poursuit ses avancées pour décarboner ses emballages. Ainsi, pour garantir la continuité de la production et répondre aux attentes des consommateurs, la filière investit dans des outils industriels innovants, conciliant performance environnementale et sécurité sanitaire. Les professionnels ont notamment déjà réduit la quantité de matière dans les emballages de 15 % en 10 ans, remplacé la paille plastique et généralisé l’attache des bouchons, tout en développant des filières de recyclage pleinement opérationnelles. Cependant, les exigences réglementaires européennes et nationales, comme le PPWR (Packaging and Packaging Waste Regulation), lui imposent de nouvelles contraintes impossibles à respecter dans les délais fixés, notamment l’incorporation croissante de matière recyclée, qui fait actuellement l’objet de programmes de recherches complexes. Le lait est en effet un produit fragile, sans conservateurs, qui nécessite d’importants moyens en recherche & développement pour adapter ses conditionnements de haute technicité. Par ailleurs, l’objectif de sobriété hydrique de 10 % d’ici 2030 nécessite également d’importants investissements de la part des laiteries.

 

Lait conditionné français : des bonnes pratiques volontaires et pionnières

Terre historique de lait, la France est depuis toujours pionnière dans le domaine du lait conditionné. Les professionnels du secteur sont à l’origine de nombreuses avancées à grande échelle : ce sont des pionniers de la bio, de l’identification de l’origine française (Logo Lait Collecté et Conditionné en France), de la sensibilisation à l’équilibre nutritionnel (Collectif du petit-déjeuner), de l’ouverture des sites de production au grand public (Journée Mondiale du Lait), des marques engagées (marque consommateur)… Mobilisés pour fournir des produits placés sous le signe de l’excellence, ils ont également créé, dès les années 2000, l’Institut Professionnel du Lait de Consommation (IPLC) pour vérifier le respect des bonnes pratiques des laiteries et contrôler la conformité de leurs produits. Cette année, les professionnels inaugurent une plateforme numérique de référence sur le lait de consommation pour partager leurs actions et l’actualité du secteur : syndilait.fr

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